Comment réduire ses déchets : les disques en coton lavables

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Le coton fait partie de nos vies à tous : dans les vêtements, dans le linge de maison, et dans ces petits disques que nous utilisons plus ou moins fréquemment selon si on se maquille ou pas.

Malgré tous ces usages quotidiens, on entend très peu parler des coulisses de sa culture. Et pourtant.

Le coton provient du cotonnier, plante principalement produite en Chine, aux États-Unis et en Inde. Cette plante a besoin de chaleur, mais aussi d’eau, donc d’irrigation (40% des surfaces cultivées en coton sont irriguées). Pour irriguer, on pompe là où il y a de l’eau, et tant pis si les réserves s’amenuisent : la mer d’Aral en est un bel exemple puisqu’il n’en reste plus grand chose.

Face à une demande grandissant venant de chez nous, et des prix tirés toujours plus vers bas, les producteurs de coton intensifient leur production depuis des années. Intensifier, c’est quand on agrandit les champs, qu’on coupe les bosquets qui prennent de la place… Et quand il y a de plus en plus de monoculture sur des surfaces très grandes, il y a également de plus en plus d’insectes ravageurs (si l’insecte n’a aucun obstacle physique pour aller de plant en plant et pour se reproduire, il contamine tant qu’il peut, si par contre il rencontre une autre culture (qu’il n’aime pas forcément) ou un bosquet, ça le freine dans sa prolifération) ce qui demande également de plus en plus d’insecticide si le producteur espère récolter quelque chose. En fait, c’est une spirale infernale.

Intensifier, c’est aussi mettre plus d’engrais. Quand on met plus d’engrais, toutes les plantes (même les “mauvaises herbes”) sont stimulées, donc il faut mettre plus d’herbicide.  Heureusement, il était une fois un entreprise qui a inventé… Attendez, j’ai trouvé une vidéo qui explique tout ça en trois minutes!

Le problème des conditions de vie des producteurs de coton mériterait qu’on s’y attarde grandement (vie de misère pour beaucoup de producteurs indiens, beaucoup de suicides…). En tout cas, tout le coton qui nous entoure, de notre 15ème paire de chaussette, à notre t-shirt préféré, en passant par ce petit disque de coton de rien du tout, n‘est pas neutre : ni en énergie, ni en produits chimiques, ni en effet sur la société, ni en place qu’il prend dans la poubelle.

C’est pour cela que depuis quelques temps (depuis que j’ai un bébé qui salit ses couches plusieurs fois par jour en fait), je me suis mise à utiliser des disques de coton lavables.  Mais ils sont utilisables aussi pour se démaquiller of course (encore faut-il se maquiller, héhé), voici quelques liens qui en témoignent :

http://www.leschroniquesdesonia.com/archive/2013/02/17/j-ai-teste-pour-toi-les-cotons-lavables.html

http://www.mamanstestent.com/2013/06/des-carres-lavables-pour-les-fesses-du.html

Il est possible d’en acheter, comme l’expliquent les testeuses citées plus haut, chez Les tendances d’Emma, ou chez Doujan. Mais moi j’aime bien faire dans la récup’, et ça tombait bien puisque j’avais pas mal de restes de tissus. Du coup, Bébéchou a des nouveaux cotons lavables pour ses petites fesses! Sont beaux mes disques hein?

Coton démaquillant lavable #3

Coton démaquillant lavable #2

 coton démaquillant lavable #1

Et vous, vous êtes prêt(e)s à tester le coton démaquillant lavable?

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