Pourquoi y a-t-il encore des progrès à faire? #emballages

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Pas plus tard que ce matin, je suis allée faire des courses chez Leclerc. D’habitude, je suis plutôt du genre Biocoop et marché bio, mais parfois, genre en vacances, on fait avec les moyens du bord.

Dans l’absolu, ça ne me dérange pas du tout de changer un peu mes habitudes alimentaires. Bon, ok, j’avoue que des fois ça m’agace un peu quand je ne trouve pas tel ou tel ingrédient, comme la crème liquide d’avoine ou d’épeautre (sérieux?? dans un si grand magasin y’a pas ça?? Mais où va le monde?…). Mais globalement, il est possible de manger bio en allant en grande surface, il faut juste farfouiller un peu plus quand il n’y a pas le “rayon bio”, et parfois faire un trait sur les ingrédients trop “chelou”. Car oui, quand je fais mes courses en Biocoop, j’ai un faible pour les trucs chelou : ceux pré-cités, de la purée d’amande, des azukis, des courges inconnues, du persil tubéreux, du tofu soyeux, des graines de sarrasin, des algues, de l’huile de lin, de carthame ou de chanvre, du miso, de la farine de pois chiches… que des ingrédients où je me demande ce que je vais bien pouvoir faire avec, et c’est ça qui me plait.

Mais revenons à notre sujet : l’emballage. Eh oui, si j’aime mon magasin bio, c’est aussi parce que je peux limiter mes emballages sans trop de difficultés, notamment grâce au vrac ou au rayon “découpe”.

Et ce matin, me voilà t’y pas devant le rayon fromage de chez Leclerc, à demander un bout de tomme, et que la dame de la découpe me prend un morceau pré découpé, emballé dans du cellophane, elle le remballe dans un papier, puis enfin dans un deuxième cellophane où elle colle l’étiquette du prix. Devant ces gestes, mon cerveau se tourneboulle et au moment du second cellophane, je ne peux pas m’empêcher un petit :

– “non mais vous n’êtes pas obligé de me mettre le sac en plastique en plus”.

– ah mais si, je n’ai pas le choix, on est obligé.

– (Moi incrédule) Là où j’achète d’habitude, il y a juste un emballage papier.

– Ah bon, et les gens ne font pas tomber les fromages dans les rayons après?

– euh… non. La dame met un petit bout de scotch. (et intérieurement : “puis on n’est pas gogole”).

– Bah je suis bien d’accord avec vous mais c’est comme ça chez nous, je n’ai pas le choix. Et puis les gens mangent dans les rayons si on ne fait pas ça.

– Ah ok, bah bon courage et bonne journée alors.”

Sérieux, les gens font tomber les fromages dans les rayons? Ou bien ils les mangent si il n’y pas 50 emballages? Moi qui suis plutôt éducation classique genre civilisée, je peux vous dire que si un jour j’ai vraiment envie de manger mon fromage dans les rayons sans le payer (promis ce n’est pas du vécu), ce n’est pas un ou deux emballages cellophane qui vont m’arrêter.

Bref, j’étais là, avec mon bout de tomme dans la main, bien protégé par ses trois emballages, à me dire, mais merde, comment on peut faire pour arrêter ce gaspillage si même en demandant gentiment on nous oblige à prendre tout? Eh bien, je me dis qu’en vous le racontant, peut-être qu’un jour vous demanderez aussi à ne pas avoir l’emballage supplémentaire. Et qu’un autre jour, à force d’avoir des clients qui leur demandent ça, les magasins seront bien obligés de trouver d’autres solutions, sans avoir à passer par la législation contrainte et forcée. (Mode Bisounours forever activé!).

Et vous, comment vous pensez qu’on peut réduire les emballages du quotidien?

trop d'emballage

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2 Commentaires
  • Soylent

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    Dans certains commerces (hyper/supermarchés) il y à des sortes de boîtes à idées, si un max de clients suggèrerait de réduire les emballages superflus cela pourrait faire bouger les mentalités (plus dans un but d’économie budgétaire que dans celui de l’écologie je pense…)
    Mais cela est aussi difficile de faire changer un protocole concernant l’hygiène, le vol, la consommation sur place…

    Une blogeuse dont j’ai oublié le nom avait fait un article là-dessus ;
    elle gardait les sachets plastique d’emballages de fruits et légumes étiquetés et les ramenait à chaque fois qu’elle allait faire ses courses, l’employé qui avait à charge de peser les denrées collait alors une nouvelle étiquette sur l’ancienne.

    Le problème est que la plupart des grandes surfaces ne jouent pas le jeu, j’ai une fois demandé à ce que l’étiquette de prix soit collée directement sur un chou et un régime de bananes l’employé me l’a refusé, sous prétexte que je pouvais aller me resservir en chou et en bananes au passage, genre ni vu ni connu, et payer le prix d’un kilo alors que je repartais avec 5 kilos de marchandises chez moi…

    Le mieux est encore d’aller le plus possible sur les marchés, dans les magasins bios, chez le producteur, enfin quand cela est possible…

  • kutoyx

    Reply

    Ah oui quand même… C’est quand même dingue qu’ils en arrivent à ce point. C’est presque déprimant de se dire que pour raison d’incivisme, on gaspille… et pourtant, jusqu’à preuve du contraire, les bonnes manières s’apprennent gratuitement et sont donc à la portée de tous !… Hum…

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