Pourquoi être heureux au travail?

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La question peut sembler étrange : le travail est-il un lieu pour rencontrer du monde, sympathiser, apprendre, progresser, s’épanouir? Certaines personnes penseront que non, que le travail ce n’est pas fait pour être heureux, c’est fait pour gagner sa vie, et donc éventuellement être heureux ensuite.

Les heures supp’

En matière d’épanouissement personnel au travail, la France fait figure de mauvais élève par rapport à ses partenaires occidentaux. Vous n’aurez certainement pas à réfléchir bien longtemps pour trouver quelqu’un de votre famille ou de votre entourage qui va vous dire “ne pas trop compter ses heures”, parce qu’après tout, “on n’est pas à 2h près”. Ainsi, celui qui part à l’heure de son travail passe pour un feignant, même s’il a été efficace toute la journée. Alors que chez nos voisins allemands et britanniques, l’heure c’est l’heure : si tu as besoin de faire du rab, c’est que tu n’as pas été efficace dans la journée. Si l’Allemagne est souvent prise en exemple question travail, la façon dont ils voient les heures supp’ n’est jamais abordée. Alors que ce n’est pas compliqué de fermer un dossier, partir de son travail, et reprendre le lendemain. Encore faut-il des responsables qui ne mettent pas la pression sur des choses inutiles, des responsables qui ne vous regarde pas l’air suspicieux parce que vous partez à 17h30, et non 17h45 voire 18h, comme tout le monde. Pensez-vous qu’un employé qui fera des heures justes aura envie de quitter sa boîte? De travailler mal?

L’aménagement des horaires :

Imaginez un parent qui aimerait aller chercher son enfant à l’école tous les soirs, pour :

  1. passer du temps avec son enfant
  2. éviter de payer des frais d’accueil périscolaires.

Avec des semaines à 35h, ça n’est pas très compliqué à mettre en place : une journée qui démarre à 8h, cinq jours de travail par semaine, et il est possible de finir à 16h. Certains responsables ne vous feront pas de difficultés, mais ils sont peu nombreux. La plupart vont vous dire que ce ne sont pas les horaires de la boîte, qu’on ne peut pas faire ce qu’on veut. Pourtant, en accédant à une telle demande, on fait un employé épanouit, qui fait son travail tout en ayant une vie de famille, et qui évite des frais de garde. Pensez-vous qu’un tel employé aura envie de quitter sa boîte? De travailler mal?

L’aménagement des horaires, ça peut aussi concerner les gens (encore trop souvent des femmes mais c’est un autre débat) qui veulent travailler moins que 35 h pour profiter plus à côté, de leurs enfants, ou de leurs vies bien remplies! Si certains n’arrivent pas à avoir un temps plein, d’autres ont également du mal à négocier un temps partiel. Car cela veut dire qu’il faudra organiser le fonctionnement de l’entreprise autrement, qu’il y aura certainement des tâches à confier à d’autres personnes, peut-être même qu’il faudra embaucher. Mais faut-il privilégier une entreprise où il n’y a qu’une façon de faire, avec des salariés démotivés qui attendent la première occasion pour en faire le moins possible ou carrément partir? Ou peut-on imaginer une entreprise qui accepte de s’adapter aux souhaits de ses salariés qui veulent mener d’autres projets à côté de leur travail? Pensez-vous qu’un tel employé aura envie de quitter sa boîte? De travailler mal?

Le télétravail

Avec la crise économique, il est de plus en plus difficile pour deux personnes en couple de trouver chacune un travail dans un rayon proche. J’imagine que comme moi, vous connaissez plusieurs personnes qui doivent faire 50 à 60 km voire plus pour aller travailler. Certaines de ces personnes ont des postes qui nécessitent d’être présents, mais combien d’entre elles travaillent toute la journée devant un ordi? La solution est pourtant simple pour diminuer les frais de déplacement : le télétravail. S’il se développe (on ne peut pas le nier), beaucoup de petites entreprises restent totalement fermées à cette idée. En effet, un salarié qui a toujours bien travaillé dans l’entreprise va sûrement passer ses journées entières en pantoufles devant la télé si on l’autorise à faire une partie de son travail de chez lui… Alors qu’en acceptant qu’un salarié fasse un jour ou deux de travail par semaine de chez lui, et cela avec un cadre précis (horaires, disponibilité téléphone…) ça lui fait économiser beaucoup d’argent (essence mais aussi entretien du véhicule) et ça lui permet d’avoir du temps disponible pour profiter de sa vie autrement que par le travail. Pensez-vous qu’un tel employé aura envie de quitter sa boîte? De travailler mal? Quant à l’employeur, cela lui fait un bureau de moins à chauffer, à éclairer… ce qui n’est pas négligeable.

En chemin vers un travail “plaisir”

Par cet article, je souhaite montrer que l’on peut être heureux au travail ET efficace. Les entreprises ont tout à gagner à avoir des salariés heureux : plus d’entrain, moins d’arrêt maladie, une atmosphère positive, une “publicité positive” de l’entreprise. Notre société bascule lentement mais sûrement vers un modèle où l’épanouissement personnel devient aussi important que la carrière professionnelle, quelles seront les premières entreprises à prendre en compte et accepter ces changements?

Voici quelques liens pour vous documenter sur le sujet :

Demander un temps partiel

Les possibilités de refus de la part de l’employeur sont assez vagues pour être appliquées facilement.

Le télétravail et la loi

Être heureux au travail améliore la productivité

Blog de patron

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bonheur-travail

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