Le vrai prix des fringues

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Les soldes ont eu lieu il y a peu. L’occasion pour chacun de dégoter la perle rare à pas cher : du jean parfait à l’anorak de ski, en passant par la tunique branchée ou les sous-vêtements chics. Pas de panique, il y en a à foison, pour tout le monde et pour tous les goûts!

Moi la première, comme je le relate plus en détails ici, je n’ai pas réussi à trouver un jean bio et durable, et j’ai dû me contenter d’une marque classique que j’espère d’assez bonne qualité, mais fabriqué en Chine.

Je voulais donc vous parler d’une petite série de télé réalité (pour une fois qu’il y a quelque chose d’intéressant en télé réalité…) qui raconte le voyage initiatique de trois jeunes blogueurs mode norvégien au Cambodge. Ces jeunes vont y découvrir les conditions de vie des ouvriers, leur pouvoir d’achat, et surtout leur travail en les suivant durant une longue journée. Si au départ ces jeunes sont peinés de voir la population vivre dans ces conditions, ils admettent aussi que ce sont des gens “habitués” et qui n’ont connu que ça. Ce qui signifie à leurs yeux qu’un cambodgien peut trouver son matelas de fortune bien confortable puisqu’il n’a jamais dormi dans quelque chose de plus confortable.

Puis les trois blogueurs font plus ample connaissance avec quelques ouvriers, ils découvrent alors que derrière ces machines à fabriquer, il y a un sacrifice pour des familles à nourrir, il y a des espoir d’études perdus, il y a des rêves de confort, des rêves de repos. Le choc est dur pour eux : oui, le petit robot cambodgien qui cout leurs (nos!) vêtements rêve aussi d’une vie meilleure!

A la fin de cette petite série est évoquée la question des conditions de travail des autres entreprises, toutes celles qui n’ont pas accepté de recevoir l’émission… Les installations qui étaient montrées sont déjà difficiles, alors je n’ose même pas imaginer ce que cela doit être dans certaines entreprises. C’est dans ce genre de bâtiments qu’il se passe des drames comme il y a eu au Bangladesh avec l’effondrement du Rana Plaza.

Pour regarder les cinq épisodes (10 minutes chacun en norvégien sous titré anglais – ça se mérite!) c’est ici : SWEATSHOP.

Alors quand je suis passée chez Okaïdi peu de temps après avoir vu ces vidéos, voir si à tout hasard je ne pourrais pas gâter un peu mon fils (quoiqu’il s’en fout complètement en vrai, donc je rectifie : pour me faire plaisir à moi en l’habillant mode), j’ai regardé les étiquettes. Oui, chez Okaïdi tu peut habiller tes enfants très joliment pour pas cher. Mais tout est “Made in Bangladesh”. Je n’ai rien acheté, ni là ni ailleurs car en fait, il n’a pas besoin de quoi que ce soit vu les tonnes de fringues qu’on a récupérées d’occasion un peu partout.

Alors comment faire pour acheter éthique? Grande question n’est-ce pas!

Le site internet Collectif éthique sur l’étiquette regroupe les actions et les actualités à l’échelle française. Vous pourrez y trouver des informations sur les pétitions en court, les (petites) avancées législatives, des conseils sur les différents façon d’agir :

Je note dans mon calepin à idées tous les sites et astuces pour s’habiller éthique, et puis un jour je vous ferai un article!

à très vite!

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