Quiche aux orties – pâte brisée végane

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Je vous ai parlé récemment des plantes sauvages que l’on pouvait utiliser dans notre alimentation. J’aurais aimé vous donner tout plein de recettes, mais celles que nous avions réalisées lors de l’atelier sont la propriété de celle qui les a créées. Donc pour vous présenter quelques recettes, il faut tout d’abord que cela passe par ma cuisine.

Pour commencer, j’ai préféré rester sur de la valeur sûre, de l’inratable, la plante qu’on ne peut confondre avec aucune autre : j’ai nommé, l’ortie. Et si toutefois un doute persiste quand à l’identité de la plante, il suffit de l’effleurer pour en avoir le cœur net : si elle ne vous pique pas, passez votre chemin!

Et puis s’il n’y avait qu’une plante sauvage à cueillir pour s’alimenter, ça serait de toute évidence celle là. L’ortie est riche! Riche en minéraux (calcium, fer, magnésium), en protéines, et en vitamines. Et la combinaison fer / vitamine C permet une très bonne assimilation du fer, ce qui n’est par exemple pas le cas dans les légumineuses.

L’idéal serait donc de consommer l’ortie crue, en smoothie par exemple. Mais je dois encore faire quelques essais avant d’avoir une recette vraiment gourmande (il faut que j’aime, mais la valeur sûre, c’est que Papa Chou soit emballé, pour le moment, mes deux essais ressemblaient plutôt à des boissons de régime…).

En la consommant cuite, on perd la vitamine C, mais on bénéficie de tout le reste, et on peut trouver notre vitamine C quotidienne dans un fruit ou dans des crudités. A ce jour, je dois bien vous admettre que je maîtrise mieux les recettes cuites. J’ai donc décidé de vous présenter un basique en cuisine (en tout cas chez nous, j’en fait à tous les légumes qui me tombent sous la main) : la quiche.

La quiche aux orties végane. Je précise végane car dans toutes les recettes que j’ai trouvées sur internet, il était indiqué d’ajouter des lardons/du lard, mais à mes yeux, les légumes perdent de leur saveur si on ajoute du lard. Et puis le lard, quoi de plus diététique n’est-ce pas? De plus, sans être « cataloguée » végane ni végétarienne, j’aime cuisiner avec seulement des ingrédients végétaux, pour diversifier l’alimentation et découvrir de nouveaux produis. Bref, pour une fois, il y aura une recette végane de quiche aux orties.

La pâte :
  • 200 g de farine (ici moitié/moitié blé et épeautre)
  • 65 ml d’huile
  • 65 ml d’eau
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de cumin pour donner un petit goût original à la pâte

Mélangez tous les ingrédients pour avoir une boule (cela doit être assez rapide, il n’y a pas besoin de pétrir la pâte). Avec la boule obtenue, étalez-là et disposez là dans votre moule à tarte (après avoir pris soin d’ajouter de l’huile et de la farine dans le moule).

quiche aux orties végane #6

La garniture :
  • 150 g d’orties fraîches
  • 2 aillets nouveaux
  • 2 oignons nouveaus
  • 4 oeufs
  • 20 cl de crème de riz (ou autre)
  • sel / poivre
  • 25 g de levure maltée

Faites réduire vos orties entières, les oignons nouveaux et aillets émincés dans une poêle avec un peu d’huile. Laissez réduire 15 minutes avec un couvercle.

quiche aux orties végane #2

Préparez l’appareil avec le reste des ingrédients.

Quand les légumes sont cuits, recoupez grossièrement les orties pour faciliter le mélange. Ajoutez tout à l’appareil, mélangez, versez  et étalez bien sur la pâte, puis mettez votre quiche au four 25 minutes à 200°C.

Pour un côté purement esthétique, vous pouvez ajouter quelques feuilles fraîches entières sur la quiche avant de mettre au four.

quiche aux orties végane #4

Dégustez.

A la maison, la recette a été très appréciée : de moi-même (c’est important d’aimer ce qu’on fait) et de Papa Chou (c’est important d’être soutenue), et de Bébé Chou, qui de toute façon adore toutes les quiches. C’est végétal et la levure permet de relever le goût sans ajouter de fromage, qui est bien pratique quand votre frigo est vide de gruyère…

quiche aux orties végane #5
A vous les fourneaux

Pour celles et ceux qui souhaiteraient se mettre à la cueillette, il vous faut un panier et des ciseaux. Avec une main, il suffit de placer le panier sous la plante, et avec l’autre main, on coupe la tête : soit les quatre à six feuilles du haut, selon leur aspect. Si elles sont à moitié dévorées par les insectes, ce n’est pas la peine de les ajouter à votre collecte. En procédant ainsi, j’arrive à sortir indemne de ma cueillette.

Une fois chez vous, lavez vos feuilles avec de l’eau vinaigrée (comme avec la salade). Manipulez les feuilles à l’aide d’une fourchette, pour éviter de les toucher. Une fois qu’elles sont bien rincées (un lavage et deux rinçages), elles sont beaucoup moins urticantes et peuvent donc être manipulées délicatement à mains nues, mais sans les serrer car ça peut piquer encore.

Et vous, vous-êtes vous mis à la « cuisine sauvage »? Quelles sont vos recettes favorites?

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