Salade de fleurs et feuilles sauvages – zéro euro

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Quoi de plus agréable que profiter d’un dimanche ensoleillé de fin d’hiver pour aller cueillir les premières pousses que la nature veut bien vous offrir?

salade de feuilles et fleurs sauvages #3

La primevère et la pâquerette sont en général les premières fleurs annonciatrices du printemps, elles sont également les premières de la saison que l’on peut mettre dans son assiette. Et quand elles sont en fleur, c’est que de nombreuses plantes intéressantes commencent à pointer le bout de leur nez. Il est alors grand temps d’enfiler ses bottes pour aller faire une cueillette de fin d’hiver :

Cardamine des prés : Ses fleurs et ses feuilles s’utilisent en salade à la sortie de l’hiver. Riche en vitamine C, digestive et expectorante (aide à l’expulsion du mucus quand on tousse).

Cardamine des prés


Pissenlit : Plante ultra connue de tout le monde, elle sera facile à trouver. Toutes les variétés de pissenlit sont comestibles. L’idéal est de cueillir les feuilles les plus jeunes, qui seront moins amères que les autres. Les feuilles peuvent être blanchies, elles perdent ainsi leur amertume (mais aussi quelques vitamines fragiles). Crues, elles contiennent des vitamines A, C, B1, B2 et des sels minéraux. Les feuilles de pissenlits stimulent le foie et la vésicule biliaire, nettoient les excès de cholestérol, améliorent les problèmes de peau… Comment se fait-il qu’on n’en ai pas mangées avant?

feuilles de pissenlits


 nombril de vénus : Facile à reconnaître, cette plante pousse à l’ombre et au frais (cherchez-là sur les talus exposés nord). Ses feuilles charnues sont très agréables à croquer en salade. Elles ajoutent un complément en vitamines et une légère saveur acidulée.

nombril de vénus


Pâquerettes : Toute la plante est comestible (rosette de feuilles et fleurs). Les feuilles sont un peu laxatives. Les fleurs quant à elles ont des propriétés expectorantes, adoucissantes et béchiques (calme la toux).

pâquerette


Mouron blanc : Douce, jamais amère, cette plante est la base idéale d’une salade sauvage. Riche en vitamine C, en calcium, magnésium et silice, elle est très intéressante d’un point de vue nutritif. Le mouron blanc fait partie de la famille des Stellaires, qui sont toutes comestibles, il ne faut cependant pas les confondre avec les mourons rouges ou bleus (il y faut simplement regarder la couleur des fleurs pour être sûr de ne pas se tromper), qui sont d’une autre famille et sont toxiques.

mouron blanc


Primevère : Si la primevère officinale est aussi appelée fleur de coucou, je vous parlerai ici de la primevère des bois qui est un peu moins haute et un peu moins parfumée que la première, mais qui est tout aussi comestible (et par chez moi, on ne trouve que celle-là). Les feuilles et les fleurs apportent une touche de douceur et une texture différente dans la salade.

primevère


Lamier pourpre : plante de la famille des Lamiacées (comme la menthe ou la mélisse), très parfumée (mais parfum assez spécial), s’utilise surtout en infusion, ou en salade juste en ajoutant quelques feuilles émincées. Cette plante au goût prononcé permettra de relever un peu votre salade.  Côté médecine, elle régule le transit intestinal (dans les deux sens), elle est riche en fer et en vitamines diverses.

lamier pourpre #2 lamier pourpre


Mâche : Eh oui,  vous pouvez trouver de la mâche qui pousse à l’état sauvage. Elle est plus petite que celle qui pousse chez votre maraîcher préféré, mais elle a tout autant de goût, et elle pousse où bon lui semble (de préférence sur les talus). Riche en vitamines B, C, E et en fer et calcium, elle fait une excellente base de salade sauvage.

mâche sauvage - doucette


Le résultat final est vraiment convainquant : une salade riche en couleurs, en textures et en goûts. De quoi faire frétiller les papilles en attendant les légumes nouveaux du printemps. Côté vitamines, comme vous avez pu le lire dans l’article, certaines plantes apportent plus ou moins de choses que d’autres. Certaines ont des goûts très prononcés (je pense au lamier pourpre, au pissenlit) quand d’autres ont une texture surprenante (les feuilles de primevères par exemple). C’est pourquoi il est particulièrement intéressant d’avoir une bonne base (mâche et mouron, ou salade du commerce), et de compléter cette base avec quelques feuilles des différentes variétés que vous aurez trouvées. Ne vous dégoûtez pas avec une salade 100% pissenlit qui sera très amère, ou 100% nombril de vénus qui sera très bizarre en texture… Pour l’assaisonnement, je ne saurai que vous recommander ma vinaigrette sans vinaigre ni moutarde, un vrai délice!salade de feuilles et fleurs sauvages #1

Pour la cueillette, quelques règles de base sont à respecter:

  • Cueillir dans des lieux non pollués : éviter les bords de route (pollution aux métaux lourds) ou les abords de champs (pollution aux pesticides).
  • Cueillir sur des zones propres : si vous voyez des fientes d’oiseaux ou des crottes d’animaux, passez votre chemin, ça serait dommage d’attraper des maladies.
  • Évitez également les pâturages qui contiennent les déjections des animaux d’élevage.
  • Ne cueillez pas dans des prés où il y a eu des moutons : ils sont vecteurs de la douve du foi, un parasite assez embêtant.
  • Enfin, pour être vraiment tranquille, lavez votre récolte au vinaigre blanc.

Êtes-vous prêts pour l’aventure des salades sauvages? Racontez moi vos expériences!

salade de feuilles et fleurs sauvages #2Si vous appréciez mes tribulations et autres bavardages, n’hésitez pas à « aimer », partager, commenter. Ça fait chaud au cœur et ça donne envie de continuer!

 

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8 Commentaires
  • nathalie g

    Répondre

    je confirme le lamier pourpre et la pâquerette …régulent le transit !

  • La Fabrique d'éco Lo

    Répondre

    j’épargnerai tes primevères si je passe par chez toi! (quoique, faudra que tu surveilles la salade…^^)

  • mamanadada

    Répondre

    Merci pour toutes ces informations ! Je pense qu’on va essayé les Pâquerettes. Ma fille en cueille presque tous les jours, elle sera bien étonnée de les retrouver dans son assiette (et j’avoue que j’ai bien envie de savoir quel goût elle ont !)

    • La Fabrique d'éco Lo

      Comme beaucoup de plantes sauvages, goût est un peu amer, c’est pour ça qu’il ne faut pas en mettre trop. Mais tout ce qui est amer est bon pour le foie, on devrait manger beaucoup plus « d’amertume » en général, il faut se réhabituer à ce goût en fait! En tout j’aimerais bien voir la tête de ta fille! 😀

  • Niya

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    Mon jardin est rempli de pâquerettes et de primevères… je ne savais pas qu’on pouvait les manger… ça donnerait une bonne raison à ma fille de les cueillir 🙂 Merci pour l’information.

  • Nat

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    Bonsoir, merci pour ce bel article très détaillé. J’ai beaucoup de livres à ce sujet dans ma bibliothèque et je connais pas mal de plantes maintenant, principalement dans mon jardin pour être sure qu’il n’est pas traités ! Pour ne plus les appeler mauvaises herbes et d’avoir un jardin naturel :o) Mais bêtement je n’ai pas encore franchi le pas d’en manger, la cardamine j’en ai plein, la bourrache aussi qui se ressème toute seule, le joli fenugrec, des pissenlits… Il faudra que je me lance ! Bonne continuation et merci pour vos partages.

    • La Fabrique d'éco Lo

      Il faut absolument que je mette de la bourrache dans mon jardin, c’est tellement joli! aussi bien dehors quand dans l’assiette!^^

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