Recette de peinture à la farine pour support bois et autres histoires de vélo…

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Avant de parler peinture, j’ai envie de vous raconter la petite histoire de mon vélo de course. C’est une histoire bien banale, qui finit un peu bêtement : quand j’étais étudiante, j’avais récupéré le vieux vélo de course de mon père. Moi, j’ai toujours bien aimé les vélos de course, peut-être parce que «course» ça fait aller plus vite, allez savoir. Et ce vélo m’a beaucoup trimballée : de cours en fêtes, de stages en sorties, on en a fait des kilomètres ensemble. Il ne s’est jamais fait voler dans les grands centres ville, ni dans des patelins paumés, en fait, je crois même que beaucoup de gens ne savent pas faire du vélo de course.

Par contre, depuis que je suis arrivée dans ma campagne bretonne, j’en avais beaucoup moins l’utilité : d’une part j’ai un nouveau vélo qui va encore plus vite (électrique s’il vous plait), et d’autre part, on ne met pas de porte-bébé sur un vélo de course. Mais je le gardais, au cas où. Et depuis presque deux ans et demi que nous habitons dans notre maison, le vélo de course et son copain électrique dormaient dehors dans le jardin, sans trop se plaindre.

Plusieurs fois, Papa Chou m’a demandé si peut-être il n’était pas temps de l’emmener vers une nouvelle vie, chez Emmaüs par exemple. Même mon père m’a « autorisée » à m’en débarrasser. C’est pour dire. Mais à chaque fois, j’ai répondu que non, qu’un jour j’en aurai peut-être besoin, qu’on ne sait jamais. C’était mon vélo d’étudiante, plein de bons souvenirs, qu’on ne met pas à la poubelle si facilement.

Et puis enfin je lui ai trouvé une nouvelle utilité : contrainte et forcée d’aller m’instruire à Toulouse (rappel : Toulouse VS Bretagne = très loin), j’ai trouvé que c’était l’occasion parfaite de renouer avec mon bolide pour à nouveau profiter du transport urbain le plus rapide et le plus pratique à mes yeux, sans craindre de me le faire voler (puisque je vous le rappelle, ce vélo n’est pas volable, qui voudrait d’un vieux vélo de course rouillé, avec des vitesses au guidon ?). C’était l’occasion de montrer à Papa Chou que « tu vois, on a bien fait de le garder ! ». J’ai donc réservé mon train, « vélo inclus ».

Et puis quelques jours avant le départ, Papa Chou me propose d’aller retaper le vélo (au-moins gonfler les pneus pour voir si une réparation était nécessaire). Dix secondes après qu’il soit sorti de la maison, il revient et me demande « tu as bougé le vélo de place ? ». Euh… je l’ai bien « désherbé il y a quinze jours » (oui, le liseron l’avait envahi), mais non, je ne l’ai pas bougé.

Mystère et boule de gomme, on a fait le tour de nos 500m², soulevé les 2-3 bâches qui trainaient çà et là (on aime bien se démarquer des voisins, alors on laisse traîner des bâches), des fois qu’il se soit planqué en dessous, mais non, rien, que dalle, le vélo de course rouillé tout pourri s’était bel et bien fait la malle alors que son copain électrique à 1000€ et des brouettes attendait bien tranquillement 10 mètres plus loin qu’on vienne l’enfourcher pour une balade.

Le plus drôle dans tout ça ? C’est qu’ENFIN, deux ans presque et demi après notre emménagement, nous avions commandé notre cabanon de jardin pour abriter les vélos, que la dalle était faite et que le jour du montage du dit cabanon était fixé au samedi suivant. A une semaine près, le vélo de course dormait au chaud dans un cabanon tout beau tout neuf ! La vie est surprenante parfois ! J’ai vraiment l’impression de l’entendre me dire «Qu’est-ce que tu crois ma belle, c’est finit le temps des soirées en vélo de course, maintenant c’est siège bébé et gilet jaune! ». Bref, RIP mon vélo de course.

La recette, on y arrive presque!

Et maintenant parlons du sujet du jour (il faut croire que j’avais besoin de m’épancher…) : le cabanon ! Évidemment, nous voulions un cabanon en bois local provenant d’une forêt gérée durablement, solide, fabriqué dans des conditions optimum de sécurité… mais surtout pas un truc bas de gamme de grande chaîne par exemple. Je vous le donne en mille, après une étude approfondie de notre budget, nous avons donc acheté un cabanon standard de chez… Leroy Merlin bien-sûr !

Par contre, pour protéger le bois (je ne préfère pas savoir d’où il vient), hors de question de mettre une lasure contenant un tas de « cides » sensés le protéger des bébêtes et autres moisissures, ni une peinture pleine de produits chimiques. Comme il fallait bien compenser notre cabanon fabriqué je ne sais où par je ne sais qui, j’ai décidé de faire moi-même la peinture à base de pigments (de Bourgogne) et de farine (de par chez nous) !

Et franchement, je vous le dis, question prix, ça vaut la peine ! Nous avons fait les deux couches de peinture pour environ une quinzaine d’euros (tout dépend évidemment du pigment choisi, mais les ocres ne sont pas très chères).

Recette de peinture à la farine (5L) :

  • 350 g de farine
  • 3 L d’eau
  • 1 kg de d’ocre pour le pigment
  • 100 g de sulfate de fer
  • 500 ml d’huile de lin
  • 5 cl de savon noir

 

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Mélangez la farine avec la moitié de l’eau (comme pour la béchamel, on met l’eau progressivement pour éviter les grumeaux) puis faites bouillir jusqu’à ce que le mélange s’épaississe.

Pendant ce temps, ajoutez le reste de l’eau aux pigments et laissez le mélange s’épaissir (je n’ai pas eu de problème de grumeaux avec les pigments).

Quand la « béchamel » a pris, ajoutez les pigments dilués dans l’eau puis faites bouillir 15 minutes en touillant régulièrement.

Ajoutez le sulfate de fer et l’huile de lin, mélangez, puis faites à nouveau bouillir 15 minutes.

Ajoutez le savon noir, mélangez bien et laissez refroidir pour que le mélange s’épaississe.

Quand votre peinture a refroidi, ajoutez de l’eau si besoin.

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Cette peinture accroche mal si le bois est très poncé, ce qui était le cas pour notre cabanon. Dans ce cas préférez avoir une peinture bien épaisse pour que cela accroche mieux, et il faut repasser au pinceau quand la peinture a juste un peu séché.

Résultats de la peinture à la farine :

Eh bien figurez-vous que je suis satisfaite au-delà de mes espérances. A vrai dire, j’imaginais que ça donnerait un effet un peu « raté », du genre que les voisins se diraient « oulà… spécial leur cabanon… les pauvres… ». Mais non, je le trouve vraiment beau, avec une peinture de qualité, uniforme et éclatante. La peinture à la farine a d’ailleurs subi très vite le test de la pluie puisqu’il s’est mis à pleuvoir le soir même de la 1ère couche, idem pour la 2ème. Et la peinture tient très bien! (bonne nouvelle, je n’avais vraiment pas envie de recommencer!).

Bref, si vous avez du bois à peindre, n’hésitez pas, c’est vraiment une recette très facile à réaliser!

 

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4 Commentaires
  • Weena

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    Je ne connaissais pas comme technique, c’est bête, on vient de repeindre nos volets …
    Mais faudra que je m’en rappelle quand on fera une bania (sauna russe) dans notre jardin

    • La Fabrique d'Éco Lo

      Mince, c’est dommage en effet, mais comme tu le dis, tu pourras tester sur d’autres choses! Ravie de t’avoir découvrir cette technique en tout cas!

  • so

    Répondre

    bonjour , peut on utiliser cette peinture sur du métal (grille extérieur) merci

    • La Fabrique d'Éco Lo

      Bonjour, Non, cette peinture est adaptée à des supports très poreux comme le bois. Bon courage dans votre recherche de peinture écologique pour métal, si vous trouvez ça m’intéresse!

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